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mardi 4 mars 2008

A la chaîne

Ardalia m'a enchaînée, afin que je fasse un petit topo sur ces blogs dont je guette les flux RSS...
Comme elle le souligne si bien, plus que de blogs, il s'agit de personnes, avec qui l'on partage quelques bouts de mots, de vie... Une façon de dire : "regardez ce que je lis, vous verrez qu... c'est vachement bien"
Bref, je me lance.

Ab6 désordonnée
... Ca doit être le blog que je suis depuis le plus longtemps (2 ans et des poussières), une femme comme on en fait plus (comme on en a jamais fait?), avec des histoires aux confins du tragi-comique... (ça le fait, hein?)

Plus récent, mais tout aussi admiré, le blog de Sygne : Mal Femmée, elle est infiniment poétique et généreuse quoiqu'elle en dise.

Il y a aussi Charlotte, passionnée et passionnante, dont je suis les pérégrinations plutôt rocambolesques. :)

Mlle Bille
, à la gouaille hystéro-comique et à l'imaginaire enfoncé les pieds dans le plat.

Ardalia elle-même, que je lis et avec qui je devise de la même manière : humblement et sans tabou, avec des vrais morceaux de rires.

Zoridae, une belle écriture, une belle personne. Un beau roman, bientôt?

Voilà, voilà, la patate est à qui n'en veut...

mardi 11 décembre 2007

..

Il faudrait décrire le ciel, la façon dont les nuages s'accumulent, laissant un trait bleu pâle d'une finesse angélique, de ces horizons éthérés, innocents.

Ce serait plus simple de prendre une photographie, n'est-ce pas?
Pourtant, elle ne croit pas que l'appareil puisse capter la beauté, ou peut-être que si, mais pour la figer, pour en immobiliser le mouvement, sans retranscrire ce que cet instant, ce paysage a à offrir.

Elle se dit qu'elle-même est un peu comme un cliché, glacée et brillante.

Il faut fermer les yeux, et imaginer le reflux de la mer quand on pense à elle, les marées, la lune, de ces choses viscérales, autant d'obsessions que de défiances.

C'est ainsi qu'on la connaîtrait vraiment...

Sur les négatifs des photographies que j'ai fini par prendre d'elle, entre deux soupirs, deux sourires, deux larmes, on voit apparaître la brûlure de son regard, et l'incandescence de son âme...

lundi 5 novembre 2007

One More Cup Of Coffee

Pauvre satyre, il te faudra abandonner ta surdité pour un temps plus clément,
pour une mémoire plus vive.
Bon gré, malgré.
A n'en pas douter, c'est la souffrance d'être venu au monde qui force le barrage de tes doigts, la corde invisible à tisser en deçà du souvenir qui s'ignore.
A n'en pas douter, l'abstinence a la peau sur les os.
( a TA peau sur les os)
Dérobée aux regards, dans une lumière plus pure qu'un retour aux origines, ta peur se démembre.
Sa demeure se perd au sein de chaque ventre.
Là où tu as torturé ma foi, je t'ai laissé planter une graîne, les mots poussent, moisis, les actes, eux, ont la vérité d'un cadavre que l'on enchaîne à la terre.
Il pourrait en faire de la liqueur, mon père absent, mais sa soif a été étanchée avant même d'avoir pris forme.
Rien n'a plus d'incidence (,) quand on y pense.
Qu'est ce que tu fais en ce moment?
Je me désengorge, c'est tout.
Pourquoi?
Parce que je veux résolument te nier.

1+1 = 0

D'accord, tu peux me cracher au visage mais seulement si tu le fais avec application.




(Monte le son)




(j'ai assez parlé d'amour, là?)





jeudi 11 octobre 2007

From Toulouse To Paris

Tandis que j'attendais une amie dans un bar, c'est toi que j'ai vue arriver.
Alors,
j'ai bu
à ta santé, à ton rire, à nos coups de téléphone ratés, à notre envie de vivre (féroce), aux hormones qu'on se coltine en pagaille,
à tous les instants que nous avons passés ensemble, à ceux qui nous attendent.

J'ai trinqué à tous les voyages que nous avons faits, et à ceux que nous ferons demain et même à ceux qu'on fera jamais.

(A la fin, j'étais cuite. Mais c'était pour la bonne cause)





(Faut pleurer maintenant)

(Tellement tu me manques)

mercredi 10 octobre 2007

Autumn Leaves

.




Un café.
Juste ce qu'il faut de noir.
La lumière tamisée.
Levés aux aurores.
Le café reflète le noir de dehors.
Ou l'inverse.
Le noir qui entre en flots entiers par la baie vitrée.
La lumière tamisée.
Tu me racontes.
Racontes que cette nuit, tu es venu.
M'embrasser chastement.
Plusieurs fois.
Dans un mouvement irrépressible.
Je ne me suis jamais réveillée.
De le savoir, quelque chose s'ouvre en moi.
A l'image de ce matin.
Des mots que nous échangeons.
Presque inaudibles.
Je t'aime tellement,
que des fois,
j'en ai presque mal.

.

dimanche 7 octobre 2007

Lost Highway

.

This Mortal Coil - Song To The Siren

L'un e(s)t l'autre
comme les deux faces
d'une même pièce
qui porteraient le
même nom

l'un bruisse de
mille sons -- interdits
l'autre danse
en images -- opaques

amoureux d'une
nudité aphone,
d'une nudité
obscure

comme une pulsion
électrique
A l'envers
Et
advienne que pourra

pour la caresse d'un corps inconnu

pliés
estropiés

Dire NON
Penser OUI

perdre
et perdre encore
jusqu'à ce que
perdre
ne signifie plus rien

c'est ici
et maintenant

.

à B. & I.